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Industrie horlogère et microtechnique suisse (convention patronale)

Nouvelle convention collective de travail

Grâce à SYNA et aux SCIV, une nouvelle CCT pour l’horlogerie

Après plusieurs mois de négociations avec la Convention patronale de l’industrie horlogère suisse, la délégation aux négociations de SYNA et des SCIV a accepté le contenu de la nouvelle convention collective de travail (CCT) pour la branche, qui doit entrer en vigueur le  1er janvier 2017 et durera cinq ans. 

Grâce à l’engagement de SYNA et des SCIV, ce sont environ 50’000 travailleuses et travailleurs dans tout notre pays qui continueront à être couverts par cette CCT. SYNA et les SCIV recommandent à leurs délégués d’approuver la nouvelle CCT. La partie patronale fera de même en septembre prochain.

Toute la famille bénéficie de la nouvelle CCT horlogère

Parmi les améliorations obtenues par SYNA et les SCIV, il faut souligner la reconnaissance et l’augmentation du congé paternité, de cinq à dix jours à partir du deuxième enfant. C’est un pas important dans la bonne direction. SYNA et les SCIV sont convaincus que d’ici 2022 (échéance de la CCT), son engagement à travers l’initiative pour un congé paternité raisonnable de vingt jours aura porté ses fruits et que l’horlogerie sera moins seule dans le paysage économique suisse. En ce qui concerne les nombreuses femmes qui travaillent dans l’horlogerie, un congé maternité étendu de dix-huit semaines entièrement payées sera également possible pour les collaboratrices qui restent plus longtemps dans l’entreprise.

Grâce à un nouveau système de versement de la participation pour les frais d’assurance-maladie, une prestation obtenue par SYNA et les SCIV dans des négociations précédentes, celle-ci sera liée aux allocations familiales et s’étendra à environ 8’000 bénéficiaires de plus en ce qui concerne les enfants. Pour les adultes, cette participation sera augmentée de 180 francs par année (15 francs par mois), pour arriver à 2’100 francs par année (175 francs par mois).

De vrais salaires minimaux et une protection étendue

La distinction entre «salaire minimum d’embauche» et «salaire minimum» disparaît enfin avec la nouvelle CCT. Un «unicum» horloger qui prêtait à confusion et à de possibles situations défavorables pour les travailleuses et travailleurs laisse la place à une disposition claire et compréhensible par tous.

A travers l’intégration de la CCT horlogère à l’annexe 1 de la CCT de location de services/travail temporaire, dont SYNA est signataire, la protection de la CCT sera étendue. Avec un taux de 87 pour cent des travailleuses et travailleurs couverts, la CCT horlogère est très présente dans la branche, mais de fortes disparités restent dans des régions telles que le Valais, le Jura et le Tessin où les sous-traitants restent souvent sans couverture de CCT. Très préoccupé par ce phénomène, SYNA et les SCIV sont convaincus que la déclaration de force obligatoire est la seule solution à ce problème.

L’industrie horlogère peut affronter les défis grâce au partenariat social

La situation économique est difficile, mais reste stable. SYNA et les SCIV sont convaincus que les nombreux défis que doit affronter l’industrie horlogère (franc fort, digitalisation, augmentation du stress au travail, conséquences de l’initiative sur l’immigration de masse, etc.) peuvent être surmontés, à condition de le faire dans le cadre du partenariat social. SYNA est ouvert à toute discussion avec le patronat horloger et l’encourage à soutenir sa proposition de stratégie industrielle pour notre pays. Maintenant que la nouvelle CCT est en place, SYNA et les SCIV veilleront à son respect et à obtenir de meilleures conditions de travail pour celles et ceux qui en restent exclus.

Renseignements complémentaires :

Dario Plaschy, Secrétaire syndical, Responsable de l’industrie horlogère et microtechnique