Remontées mécaniques VAUD

Communiqué de presse : Le syndicat SCIV demande la mise en place d’un Contrat-Type de Travail impératif dans les remontées mécaniques vaudoises. STOP à la sous- enchère salariale !

En 2024, nous tirions la sonnette d’alarme auprès de l’Etat de Vaud. Nous documentions un niveau de salaire extrêmement bas dans les Alpes Vaudoises , comparaison faite avec les salaires d’usage de l’autre
côté du Rhône : pour le personnel d’exploitation, nous citions des salaires de Fr. 1’240.- de moins par mois pour un équivalent plein temps, dans trois stations. Dans trois autres stations, nous citions des salaires de Fr. 990.- de moins par mois. Pour le personnel de la sécurité, nous citions des salaires plus bas de Fr. 500.- de moins par mois.

S’agissant des autres conditions de travail, pas moins de 87% des employé-e-s sont payé-e-s à l’heure et ne disposent pas d’un revenu déterminable d’avance, les heures de travail n’étant pas garanties. Cette précarité est accentuée par le fait que 82% des employé-e-s ne sont pas rémunéré-e-s lorsqu’une installation est fermée en raison du mauvais temps ou du manque temporaire de neige, et 87% du personnel de perçoit aucun 13 ème salaire . Nous avons constaté l’engagement en masse de maind’oeuvre étrangère (France) qui contribue à maintenir un niveau de salaire précaire dans la branche et prive la population indigène de ces emplois dans la mesure où ils ne permettent pas de vivre correctement dans la région. Le fait que le 47% du personnel consulté compte moins de 9 mois d’activité dans la branche (une ou deux saisons effectuées) résonne d’autant plus fortement dans un tel contexte.


Il est indispensable et urgent de déterminer des salaires minimums dans la branche dans le canton du Vaud, tenant compte des normes existantes

En ce début d’année 2026, nous constatons que les salaires vaudois pour le personnel d’exploitation sont 20% inférieurs aux salaires pratiqués dans le canton du Valais , et 13% inférieurs aux salaires pratiqués dans le canton de Berne . Les professions liées à la sécurité des pistes sont également touchées, les salaires des patrouilleurs A sont 13% inférieurs aux normes connues. Dans le cadre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, telles que définies par les Accords bilatéraux liant la Suisse aux membres de l’Union européenne, la Commission tripartite vaudoise est en charge de l’observation du marché du travail, et l’identification de tout risque de sous-enchère salariale et sociale.


Nous demandons à la Commission qu’elle détermine les salaires d’usage dans la branche en tenant compte des CTT et CCT existants, et que l’Etat mette en place des salaires minimums pour les
différentes fonctions.

Les salaires des employés de la sécurité des pistes, du damage et les salaires du personnel expérimenté doivent aussi être protégés contre la sous-enchère !

Employés à la sécurité des pistes, dameurs, snowmakers … ces fonctions demandent une connaissance professionnelle aiguë du milieu et sont vitales pour le bon fonctionnement des stations. Ces catégories de salaires sont touchées par la sous-enchère, elles doivent être valorisées et protégées ! L’emploi indigène est par ailleurs mis à mal par le fort recours à de la main d’oeuvre étrangère et le dumping salarial qui s’est installé. L’expérience n’est également pas correctement prise en compte du point de vue salarial.

La réponse patronale est inacceptable !

Notre analyse salariale et nos constats ont été transmis au président de l’Association des Remontées Mécaniques des Alpes Vaudoises, résultats à l’appui. Notre démarche est restée sans aucune réponse
patronale
. Cet hiver, quelques stations ont légèrement adapté leurs salaires pour le personnel d’exploitation. Sur le terrain en ce début d’année 2026, nous relevons des salaires horaires toujours
existants de moins de Fr. 17.60.- brut par heure, sans 13ème salaire, à l’appel (sans minimum garanti). C’est Fr. 1’250.-par mois de moins que la norme salariale valaisanne pour un équivalent plein temps !

Seuls des salaires minimums impératifs permettront d’endiguer la sous-enchère !

Actuellement, aucune règle impérative n’existe en matière salariale dans le secteur vaudois des remontées mécaniques. L’ampleur du phénomène de sous-enchère démontre le besoin d’une mise en place
URGENTE d’un Contrat-Type de Travail impératif permettant de protéger un niveau de rémunération convenable pour les employé-e-s de la branche
. Nous demandons la mise en place d’un Contrat-Type
de travail impératif, maintenant !

Pour plus d’informations et pour toutes questions ?

Pierre Vejvara, responsable de branche SCIV, 079 231 63 28

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