Prolongation du sursis concordataire : un délai supplémentaire de quatre mois pour parvenir à une solution avec les créanciers.
Le Tribunal des districts de Martigny et St-Maurice a décidé de prolonger le sursis concordataire accordé à Thermalp Les Bains d’Ovronnaz SA jusqu’au 24 juin 2026.
SCIV – Le syndicat salue cette décision qui offre une perspective de continuité à l’entreprise, à son personnel et à la région d’Ovronnaz. Cette étape importante permet de préserver l’activité, les emplois et la confiance, à condition que la direction coopère pleinement avec les créanciers, les autorités et les représentants des travailleurs.
SCIV – Le syndicat reste aux côtés des 60 employés pour défendre leurs droits, garantir leur information et soutenir les démarches nécessaires à la stabilité de l’entreprise. Nous poursuivons notre action dans un esprit constructif au service de l’intérêt collectif : celui des collaboratrices et collaborateurs, de l’économie régionale et des nombreux visiteurs qui choisissent Ovronnaz pour se ressourcer.
Cette décision permet de poursuivre le travail engagé ces derniers mois afin de stabiliser la situation financière de la société et de rechercher des solutions durables garantissant la pérennité de l’activité et des emplois. SCIV – Le syndicat relève avec satisfaction que l’employeur a tenu ses engagements en faveur du personnel : versement de l’intégralité des treizièmes salaires pour l’année 2025, règlement régulier des salaires durant la période du sursis concordataire provisoire.
SCIV – Le syndicat prend acte de cette prolongation bienvenue de quatre mois. Elle constitue un délai supplémentaire indispensable pour permettre aux créanciers de trouver un accord sur le montant des créances gelées durant la période du sursis concordataire. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Le temps est donc venu pour les créanciers de se déterminer sur la valeur qu’ils accordent aux Bains d’Ovronnaz, pour l’économie, le tourisme, les emplois ainsi que pour le maintien d’une activité thermale et hôtelière essentielle à l’économie locale et régionale.
Nos pensées vont en premier lieu aux collaboratrices et collaborateurs qui font preuve d’un engagement remarquable dans un contexte toujours incertain. Leur professionnalisme contribue à maintenir la qualité des prestations offertes aux hôtes de la station d’Ovronnaz et à préserver l’image d’un site emblématique du tourisme valaisan.
Le SCIV réaffirme sa disponibilité à accompagner ce processus dans un esprit constructif. Nous attendons de la direction et des partenaires impliqués la poursuite d’une communication claire, régulière et transparente sur l’état d’avancement des démarches en cours. La confiance du personnel, des partenaires économiques et du public dépendra de cette transparence.
Une ombre au tableau subsiste et non des moindres : la résiliation, par le Groupe Mutuel, du contrat d’assurance perte de gain maladie de la société pour non-paiement des primes d’assurance, ce qui place plusieurs anciens employés dans une situation précaire. Ils n’ont pas pu bénéficier de leur droit légitime à la poursuite de leur couverture d’assurance à titre individuel à la fin de leur rapport de travail.
C’est donc avec une épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête qu’ils doivent désormais s’en remettre au bon vouloir de leur employeur, les procédures étant suspendues durant le sursis concordataire et en cas de faillite, les démarches s’annonçant particulièrement complexes. Contrairement aux créances de salaire couvertes, dans certaines limites, par l’assurance-chômage en cas d’insolvabilité de l’employeur, les prétentions liées aux indemnités journalières maladie peuvent se révéler beaucoup plus difficiles à recouvrer.
SCIV – Le syndicat se préoccupe depuis plus de 20 ans de cette lacune de nos assurances sociales. La question a été réglée en matière d’accident ; pourquoi demeure-t-elle toujours ouverte pour la perte de gain en cas de maladie ? Cette position rejoint les analyses de Travail.Suisse qui relève depuis plusieurs années sur le plan fédéral la lacune existante en matière d’assurance perte de gain maladie et plaide pour l’introduction d’une solution obligatoire garantissant un revenu suffisant en cas d’incapacité de travail.
Le 5 novembre 2004, 4’500 signatures demandant « Pour un revenu assuré en cas de maladie » ont été déposées par notre syndicat à la Chancellerie d’État du Valais. Malheureusement, nous avons dû retirer notre initiative dont la soumission au peuple coïncidait avec une période de grande insécurité économique. Entre 2008 et 2011, le Conseil d’État a examiné des modèles d’assurance en faveur des chômeurs sans pouvoir aboutir. Le dossier a été relancé en 2016 au sein du Grand Conseil valaisan et, encore dernièrement, le 11 septembre 2025, avec un nouveau postulat pour une assurance perte de gain en faveur des personnes au chômage.
SCIV – Le syndicat demande avec insistance aux instances cantonales de faire preuve d’audace, au même titre que le canton de Genève qui a introduit le régime PCM pour les personnes au chômage, afin que les Valaisannes et les Valaisans puissent bénéficier d’une assurance perte de gain maladie obligatoire, garantissant la dignité des personnes atteintes dans leur santé.
Renseignements complémentaires
Bernard Tissières, Secrétaire général SCIV – Le syndicat : 079 416 22 58
François Thurre, Secrétaire régional SCIV – Le syndicat : 079 358 39 51

Espace presse :
Interventions de M. François Thurre, secrétaire régional

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