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L'argent public uniquement pour les institutions de santé avec CCT

Un système de santé sain nous concerne tous, que nous soyons patients, payeurs de primes, proches, ou professionnels de la santé ! Pourtant, de plus en plus d’hôpitaux et de maisons de retraite sont insidieusement privatisés, ce qui s’accompagne bien souvent d’une détérioration des conditions de travail et des conditions salariales. Pour réagir à cette tendance, les membres et secrétaires syndicaux des Syndicats Chrétiens du Valais (SCIV), de Syna et d’OCST adoptent une résolution.

Une flexibilité jusqu’à la limite de la rupture

Pour optimiser les ressources en main-d’œuvre limitées, la flexibilité, exigée depuis toujours dans la santé, vise à satisfaire presque exclusivement les intérêts des institutions. Disponibilité constante en dehors des heures de travail, possibilité de devoir travailler jusqu’à 50h/semaine rendent compliqués le nécessaire besoin de repos ainsi que la conciliation travail et famille.

Sans amélioration des conditions de travail, la pénurie de personnel qualifié continuera

Dans les soins ambulatoires à domicile, certaines entreprises affichent des modèles commerciaux douteux. Comme les tarifs des prestations médicales sont plafonnés par la loi, la concurrence ne peut se faire que sur les activités d’assistance et de ménage ainsi que sur la péjoration des conditions de travail.

Les SCIV, ainsi que leurs partenaires Syna et OCST, sont convaincus que la pénurie de personnel qualifié continuera à s'intensifier si les conditions de travail ne s'améliorent pas durablement. Aujourd’hui, trop de salarié-e-s de la santé quittent leur emploi après seulement quelques années de travail. Une grande perte, tant humaine que financière !

Les membres et les secrétaires syndicaux des SCIV, de Syna et de OCST, réunis lors de la Conférence nationale de la santé, revendiquent :

  • que les décideurs défendent des soins de santé de qualité en Suisse comme étant une tâche du service public. Nous ne voulons pas de soins de seconde classe !
  • que l’octroi d’un financement aux prestataires de santé soit lié aux conditions de travail. Ne reçoivent des fonds publics que les institutions qui ont une CCT et respectent les droits du personnel !
  • que la flexibilisation du temps de travail se fasse également en faveur des collaborateurs : l’engagement flexible des travailleurs doit être indemnisé et règlementé !
  • que des modèles de retraite flexible finançables et représentant de réels choix individuels soient proposés !
  • que les changements dans le système de santé soient gérés au sein du partenariat social – les CCT doivent veiller à des conditions de travail sûres et équitables